mardi 16 juin 2015

Le heyoka ou Fripon divin selon C.G.Jung


Carl Gustav Jung, Charles Kerényi, Paul Radin, Le Fripon divin. Un mythe indien, traduction d’Arthur Reiss, Genève, Georg éditeurs, 1958. (Première édition : The Trickster: a Study in American Indian mythology, Londres, Routledge and Paul, 1956.)
Le Fripon divin contient en premier lieu la mise par écrit des aventures de Wakdjunkaga, dit le Fripon divin, un mythe recueilli chez les Winnebagos, un peuple d’Indiens d’Amérique du Nord proche (très grosso modo) des Sioux ; puis trois études au sujet de ce mythe : la première par l’anthropologue américain Paul Radin, spécialiste des Winnebagos, qui analyse le cycle des aventures de Wakdjunkaga ; la deuxième par Charles Kerényi, qui établit une comparaison entre la figure de Wakdjunkaga et les diverses figures de « fripons divins » qu’on trouve dans la mythologie grecque ; et la troisième par le psychanalyste Carl Gustav Jung, qui analyse la psychologie de ces figures de fripons. Ce livre est donc à la fois l’édition d’un mythe indien d’Amérique du nord, et un ouvrage d’études mythologiques.

Fripon(s) !

Le nom de Wakdjunkaga ou des Winnebagos ne dira sans doute rien à beaucoup de gens. La notion de « fripon divin », traduction du terme anglais trickster (« farceur », « qui joue des tours » ), est déjà un peu plus connue, au moins parmi les gens qui étudient les mythologies. Et cette notion, il n’est pas difficile de vous en donner une idée en quelques exemples : des figures comme Hermès ou Prométhée dans la mythologie grecque, Loki dans la mythologie nordique, Till l’espiègle dans la littérature populaire allemande, Nasr Eddin Hodja dans les contes humoristiques du Proche- et Moyen-Orient, ou encore, plus près de nous, Renart dans le Roman de Renart médiéval, ont toutes été rapprochées du Fripon divin à divers titres. Tous sont des personnages à la fois rusés et stupides, qui jouent des tours pendables aux autres mais se mettent souvent eux-mêmes dans des pétrins invraisemblables dont ils ne se sortent qu’avec pertes et fracas, qui sont de vraies plaies au quotidien et sont en même temps aux prises avec de grandes questions cosmiques, et qui causent de grands maux et de grands bienfaits, souvent sans vraiment le vouloir.
Ces quelques traits suffisent à englober énormément de personnages dans les mythologies, légendes, folklores et cultures du monde entier, et une infinité de personnages de fiction… de sorte qu’on a vite fait de se gargariser de ce terme de Fripon à tout propos et qu’il finit parfois par ne plus vouloir dire grand-chose. Mais dans ce livre, il s’agit ici d’abord de l’étude d’une figure précise appartenant à une culture précise : c’est Wakdjunkaga, dont le nom propre signifie littéralement « celui qui joue des tours » en langue winnebago, ce qui conduit Paul Radin à le nommer simplement « le Fripon » dans la traduction de ses aventures.

Plonger dans le livre

Le Fripon divin est avant tout un ouvrage savant, destiné à l’origine à un public de chercheurs. Toutefois, rien n’empêche les lecteurs curieux de venir de tous horizons pour lire les aventures de Wakdjunkaga, dans la mesure où ils seront prévenus (mais tous les lecteurs avisés le seront) que seul quelqu’un qui connaît bien la culture des Winnebagos peut bien comprendre ce texte. Cela vaut certes pour n’importe quelle œuvre issue d’une culture donnée, mais cet avertissement devient vraiment indispensable dans le cas d’un texte comme les aventures de Wakdjunkaga, qui d’une part sont comiques et d’autre part reposent entièrement sur la transgression systématique des usages de la société winnebago. On ne peut donc les comprendre, et même parfois en profiter en tant que textes humoristiques, que si l’on connaît un minimum ces usages, faute de quoi on peine parfois à voir en quoi tel acte de Wakdjunkaga est transgressif et donc (en théorie) drôle.
La plupart des gens n’étant pas exactement familiers de la culture des Winnebagos, il était utile d’inclure dans l’ouvrage quelques informations générales sur ce peuple et son mode de vie, ne serait-ce que sous forme de brève introduction renvoyant à d’autres livres sur le sujet. C’est là que le plan de l’ouvrage pèche un peu, car, après quelques mots de préface de Paul Radin qui parlent de la figure du fripon en général et présentent les quatre parties du livre, mais presque pas les Winnebagos eux-mêmes, on plonge directement dans le texte des aventures de Wakjunkaga. Certes, il était nécessaire de réserver une partie du livre à une traduction de ce texte, et une partie distincte à son étude. Certes aussi, un ouvrage savant se consulte et s’utilise sans nécessairement se lire dans l’ordre comme un roman, et rien n’empêche en théorie les lecteurs de jeter d’abord un œil à la partie « étude » avant de se lancer dans la traduction du texte. Mais il n’y a pas dans le livre de présentation bien délimitée de la culture winnebago distincte de l’analyse des aventures de Wakdjunkaga, ce qui contraint (en théorie) les lecteurs non spécialistes à lire d’abord d’autres ouvrages de Radin sur les Winnebagos avant de s’attaquer à celui-ci, ou bien alors à lire toute l’analyse avant de lire le texte lui-même, ce qui poserait aussi des problèmes de compréhension…
En réalité, il y a bel et bien une présentation générale et assez courte des Winnebagos au début de l’étude de Radin (elle en occupe les trois ou quatre premières sections, avant les analyses consacrées au détail de chaque aventure) ; mais rien ne permet de la trouver facilement dès le départ. Est-il possible, à l’inverse, de se plonger uniquement dans le texte des aventures de Wakdjunkaga sans se soucier de tout comprendre, et de lire ensuite l’analyse de Radin ? Pas vraiment, à moins d’ignorer les notes de bas de page que Radin insère dans ce texte et qui fournissent déjà des éléments d’analyse, mais ne suffisent pas pour autant à éclairer la lecture du texte (certaines avancent même des analyses qui paraissent allusives, voire franchement étranges). D’où une certaine désorientation de ma part au début de ma lecture…
J’aurais donc tendance à conseiller aux lecteurs qui découvriraient ce livre sans avoir encore rien lu sur les Winnebagos de commencer par lire les trois ou quatre premières sections de l’analyse de Paul Radin, avant de se lancer dans la lecture des aventures de Wakdjunkaga. Cela suffira à leur éviter beaucoup de questionnements étonnés devant les premières mésaventures du Fripon !

Le cycle du fripon divin

Venons-en à ces aventures elles-mêmes, qui forment ce que Radin appelle « le cycle du fripon », au sens où ces aventures montrent une certaine cohérence et (selon Radin, mais cela ne va pas de soi) une forme de progression. Ce cycle a été transmis à Paul Radin en 1912 par un de ses informateurs, un Winnebago nommé Sam Blowsnake, qui en a lui-même recueilli et noté une version racontée de vive voix par un vieil Indien dont Radin n’a pas pu apprendre le nom. Blowsnake mit par écrit ce récit dans une écriture syllabique qui servait alors depuis peu de temps à noter la langue winnebago. Bref, c’est un texte fiable. Et il raconte donc les (més)aventures d’un personnage appelé Wakdjunkaga, « Fripon », qui vit d’abord dans une tribu winnebago avant de parcourir les espaces sauvages puis de revenir chez lui (et d’en repartir).
Que fait Wakdjunkaga ? Tout ce qui ne se fait pas et qu’il ne faut surtout pas faire, que ce soit en matière de vie sociale ou même de simple survie. Placé au départ dans la posture d’un chef d tribu, il désespère sa tribu par son comportement aberrant et finit par l’abandonner pour vagabonder un peu au hasard. Capable de parler avec les animaux, il se dispute avec eux et finit plus d’une fois victime de leurs moqueries et de leurs tours pendables. Il chasse, mais s’avère incapable de surveiller son bien. Il vit dans un monde de triomphes éphémères et de catastrophes tout aussi vite surmontées, de vengeances mesquines et d’échecs spectaculaires, qui fait beaucoup penser à l’univers des cartoons : les personnages ne cessent de se faire blesser, violer, insulter, le Fripon lui-même se retrouve régulièrement dans des situations atroces, mais rien de tout cela n’a de conséquences durables, et les protagonistes repartent à l’aventure aussitôt – tout cela est très proche de ce qu’on trouve dans le Roman de Renart, d’ailleurs.
Wakjunkaga n’est même pas maître de son propre corps. Il n’est pas maître de ses instincts, puisqu’il mange ou agresse sexuellement les gens sans réfléchir aux conséquences. Mais il n’est littéralement pas capable de dominer ses membres pour se construire une unité en tant que personne en chair et en os. À un moment donné, sa main droite et sa main gauche se disputent si violemment qu’elles se blessent avant qu’il ne parvienne à les séparer. Wakdjunkaga n’est jamais décrit, mais les lecteurs se rendront compte à un moment donné que son aspect physique diffère notablement de celle des humains d’aujourd’hui : il est notamment doté d’un pénis à la longueur surréaliste, qu’il porte enroulé dans une boîte transparente sur son dos..
Encore ce détail ne vous donne-t-il qu’une très faible idée du caractère complètement désinhibé du récit et de la nature de bon nombre des mésaventures du Fripon ! Certaines atteignent un tel niveau dans l’obscène ou le scatologique que ces étiquettes ne conviennent même plus, et qu’il faudrait plutôt parler d’une sorte de « merveilleux organique ». Plusieurs épisodes ont une valeur plus ou moins étiologique, c’est-à-dire qu’ils expliquent plus ou moins directement la façon dont l’état ancien des choses s’est modifié pour aboutir à l’état du monde et en particulier à la condition humaine actuelle (ainsi le pénis de Wakdjunkaga prend la taille normale d’un pénis humain au cours d’une mésaventure particulièrement crue), mais ce n’est pas le cas de la majorité.
S’il y a une cohérence ou une progression dans les aventures de Wakdjunkaga, le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne saute pas aux yeux à la première lecture, et les arguments de Paul Radin pour en découvrir une dans l’étude qui suit m’ont parfois parus un peu forcés. Il est clair, en revanche, que certains épisodes appartiennent davantage au début de ses aventures tandis que d’autres sont faits pour en former une conclusion. Les toutes dernières le montrent sous un visage tout différent et font davantage ressortir son importance dans l’équilibre cosmique.

Un extrait : « 14. Le Fripon se transforme en cerf pour se venger du faucon »

« Un beau jour, il rencontra un faucon qui volait deçà et delà. Il cherchait des yeux une bête morte ou en décomposition. « Ignoble individu, fainéant, une fois, tu m’as joué un tour, mais cette fois, je t’aurai. » Voilà ce que pensa le Fripon. Il s’étendit au bord de l’eau, à l’endroit où les vagues déferlaient et il prit l’aspect d’un grand cerf mort dont le cadavre n’était pas encore entré en décomposition. Les corbeaux étaient déjà venus et ils convoitaient vivement cette charogne. Mais ils ne pouvaient trouver nulle part un endroit où ils seraient capables de l’entamer, car la peau était encore trop coriace, puisque la putréfaction n’avait pas encore commencé. Le faucon survint alors et les corbeaux l’appelèrent. Ils se dirent : « Il est le seul à porter sur lui un couteau affilé. » Ils durent l’appeler à diverses reprises avant qu’il ne vînt. Il était très énergique et fit le tour de la bête, cherchant un endroit où il serait en mesure de l’entamer. A la fin, il s’approcha de l’arrière-train et se mit à lui enfoncer la tête dans l’anus. En le becquetant, il blessa si fort le Fripon, qu’il faillit se dresser en sursaut. Le faucon réussit enfin à enfoncer la tête dans l’anus du Fripon de manière à pouvoir attaquer les boyaux. Dès que la tête du faucon fut enfoncée assez profondément, le Fripon serra les fesses fortement et se leva. « Voilà, messire faucon, une fois vous m’avez mis à mal et je m’était juré qu’un jour je vous réglerais votre compte. » Et il poursuivit son chemin. Le faucon chercha à se dégager, mais en vain. Il ne parvint pas à dégager sa tête. Il battit d’abord furieusement des ailes, mais bientôt il ne les remua que de temps en temps. »
Le Fripon finit par se débarrasser du faucon par le moyen qu’on imagine. Ce dernier a perdu dans l’affaire toutes les plumes de sa tête.

Les études de Radin, Kerényi et Jung

Je ne commenterai pas de manière approfondie les trois études qui suivent le texte du cycle du Fripon : cela supposerait de discuter les présupposés de leurs méthodes en matière d’études mythologiques, et cela changerait ce billet en compte rendu d’étude savante, ce qui n’est pas ce que je veux faire ici. Je me contente d’un mot sur la nature de chacune.
L’étude de Paul Radin, qui suit immédiatement les aventures du Fripon, est la plus longue des trois et aussi la plus intéressante. Elle commence par indiquer dans quelles conditions le cycle a été recueilli (ce dont j’ai parlé plus haut), fournit (enfin) les informations indispensables sur le peuple des Winnebagos et sur le contexte dans lequel les aventures de Wakdjunkaga ont été conçues et écoutées par le public local, puis replace les grandes figures de la mythologie winnebago dans le contexte plus large des mythes des Indiens d’Amérique du Nord, en rapprochant Wakdjunkaga d’autres figures de fripons, notamment le Lièvre, présent chez les Winnebagos eux-mêmes mais surtout chez d’autres peuples du continent. Radin reprend ensuite les épisodes successifs des aventures de Wakdjunkaga et fournit des éléments d’explication pour chacun, de façon beaucoup plus satisfaisante que ne le font les notes qui accompagnaient directement le texte. Le propos de Paul Radin est très clair et à la portée d’un vaste public : il ne manquera pas d’intéresser tous les lecteurs curieux de voir comment on peut étudier un texte aussi étrange (indice : c’est tout sauf facile). Radin se montre très respectueux de la culture qu’il étudie, et donne également une place dans son étude aux interprétations faites par les Winnebagos eux-mêmes. Son interprétation peut paraître vieillie dans sa méthode et quelque peu hâtive dans certaines de ses conclusions, mais elle reste une lecture très profitable.
L’étude de Charles Kerényi, « Le mythe du Fripon et la mythologie grecque », prend la forme d’un essai plus que d’une étude en bonne et due forme. Après une « première impression », il commente le style des histoires du Fripon, puis s’attache aux ressemblances entre Wakdjunkaga et plusieurs figures similaires présentes dans d’autres cultures, avec pour traits communs l’alliance entre la ruse et la sottise ; Kerényi ne se limite pas à la seule mythologie grecque dans ses comparaisons, puisqu’il évoque en premier lieu Nasreddin Hodja avant de passer à Prométhée et Épiméthée, puis à Hermès et aux Cabires. Il s’interroge ensuite sur la nature du Fripon, en avançant une interprétation contraire à celle de Paul Radin puisqu’il privilégie la persistance d’un même fond à l’idée d’une évolution intérieure (« psychologique ») du personnage ; cette fois encore, le titre de l’éutde n’en reflète pas la richesse, puisque Kerényi rapproche aussi Wakdjunkaga de  la littérature picaresque, de Rabelais au héros de Thomas Mann, Krull, en passant par Renart tel que l’a évoqué Goethe. À de nombreuses reprises dans cette étude, il mentionne aussi les auteurs comiques antiques comme Aristophane, Plaute ou Pétrone. Kerényi s’attache pour finir aux différences entre le Fripon des Winnebagos et ces différentes figures dont il peut être rapproché, en se concentrant cette fois sur Hermès. Son étude, quoique clairement écrite, est peut-être un peu allusive pour qui ne connaît pas déjà bien la mythologie grecque et les œuvres et auteurs auxquels il se réfère ponctuellement. Ce qui a vieilli dans l’étude de Kerényi, c’est son occidento-centrisme candide qui, au détour de telle ou telle page, juge tout naturellement les dieux grecs plus classes que le Fripon winnebago (il formule ça différemment, mais sur le fond, ça n’est pas beaucoup plus subtil). Cela ne l’empêche pas de faire quelques rapprochements intéressants, mais ce sont plus des pistes que des analyses achevées.
Enfin, l’étude de Carl Gustav Jung, « Contribution à l’étude de la psychologie du Fripon », est la plus courte et la moins accessible des trois : elle est peu compréhensible pour qui ne connaît pas déjà en détail les écrits de Jung sur les archétypes et sur ce qu’il appelle l’umbra. Ce n’était pas mon cas au moment de cette lecture, de sorte que je ne prétendrai pas avoir compris ce qu’il y dit. Jung effectue lui aussi des rapprochements avec d’autres cultures, mais cette fois dans le domaine de la culture chrétienne médiévale.

Pour aller plus loin

Si vous cherchez des lectures tenant du même domaine, il y a toutes sortes de directions à explorer. Sur les Winnebagos eux-mêmes et leur culture, il faudrait commencer tout simplement par les autres ouvrages de Paul Radin, qui leur en a consacrés plusieurs, parus en anglais et apparemment pas traduits en français, malheureusement. Les livres de Radin traduits en français semblent plus généraux (Le Monde de l’homme primitif ; La Religion primitive : sa nature et son origine – c’est fou à quel point la simple présence de l’adjectif « primitif » dans les titres suffit à accuser l’âge de ces livres, pourtant parus dans les années 1950 : Lévi-Strauss et sa défense vibrante de la pensée des peuples ainsi qualifiés n’étaient pas encore passés par là). En revanche, il existe une traduction française de l’Autobiographie d’un indien winnebago de Sam Blowsnake (The Autobiography of a Winnebago Indian), que Paul Radin a éditée et qui est parue en français à Paris aux éditions Le Mail en 1989.
Dans la fiction tous supports confondus, sur le thème du fripon, ou plus généralement du personnage à la fois rusé et prompt à se fourrer dans d’improbables pétrins, il y a tous les personnages littéraires et mythologiques que j’ai mentionnés plus haut, beaucoup ayant ensuite fait des apparitions au cinéma ou dans la bande dessinée. La surenchère de ruse entre Prométhée et Zeus dans la Théogonie d’Hésiode, l’Hymne homérique à Hermès, les Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja, ou encore le Pantagruel et le Gargantua de Rabelais sont des chefs-d’œuvres à la fois classiques et extrêmement plaisants à lire. Et du côté de la télévision, comment ne pas penser à cette série télévisée d’animation Moi, Renart, dont le générique de début est un superbe éloge du rusé voleur (même si son côté stupide passe complètement à la trappe) ?
Les études mythologiques ne manquent pas non plus d’ouvrages consacrés à des figures plus ou moins proches. Sur les mythologies des Amériques (du Nord et du Sud), il y a les ouvrages de Claude Lévi-Strauss, qui sont à la fois des classiques des études mythologiques structuralistes et de véritables mines pour qui est curieux de découvrir les cultures des différents peuples indiens. En Europe, Georges Dumézil a consacré au dieu nordique Loki une étude du même nom, parue en 1948, qui est également un petit classique du genre. (On pourrait certainement multiplier les exemples, mais je m’en tiens à des titres que je connais bien.)

Winktes et berdaches : l'homosexualité chez les Amérindiens

Dans «Eros et Tabou, sexualité et genre chez les Amérindiens et les Inuit», des chercheurs se sont intéressés aux pratiques homosexuelles dans les tribus américaines et à leur troisième sexe, toujours très spirituel et bien plus accepté que dans nos sociétés occidentales.
Il revient parfois dans les discours que l’homosexualité serait une invention occidentale. Qu’elle est une sorte de perversion de la modernité, et que, à sa suite, les questions de genre ou de troisième sexe seraient des problématiques de militants LGBT déconnectés de l’état «naturel» de l’homme. Et pourtant, l’étude d’autres cultures montre que ces problématiques traversent la plupart des sociétés.
Dans Eros et Tabou, sexualité et genre chez les Amérindiens et les Inuit, publié par la maison d’édition québécoise Septentrion, plusieurs chercheurs se penchent dans une suite d’articles scientifiques sur la vie sexuelle de ces peuples. En s’intéressant à leurs rapports genrés à tous les niveaux, ils déconstruisent souvent les mythes ancrés par les premiers explorateurs en contact avec ces tribus : place de l’homme, de la femme, le mariage, le divorce, l’inceste, mais aussi, donc, la question de l’homosexualité.

LES WINKTES CHEZ LES LAKOTAS

Les Lakotas sont une célèbre tribu américaine. Si ce nom ne vous dit rien, ils font partie du peuple sioux dont sont issus les célèbres chefs indiens Sitting Bull et Crazy Horse. Ils étaient et sont situés principalement dans les Dakota du Nord et du Sud, mais aussi au Canada. Chez eux existent les winktes, des hommes qui vivent comme des femmes et qui sont, à peu près, acceptés par la société.
«Du point de vue de la culture lakota, un jeune homme ne devenait pas winkte faute de réussir à la chasse ou à la guerre, mais bien à la suite d’un rêve, recevant, dans la foulée, un pouvoir spirituel qui le transformait en wakhan et le différenciait des autres hommes», explique l’anthropologue américain Raymond J. DeMallie dans son article «Hommes-élans, femmes-cerfs : sexe et genre dans la culture lakota». Si, pour les Amérindiens, les rapports entre hommes et femmes sont très genrés, une division liée souvent à des mythes de création originelle de la Terre, cela n’a pas empêché l’apparition des winktes. Pour les Lakotas, le jeune homme devient femme le plus souvent à cause d’un rêve. Il rencontrerait en dormant une femme sacrée ou un esprit-bison qui lui ferait comprendre qu’il doit changer. D’une certaine manière, ce n’est pas un choix, il y est obligé, et, en cela, il doit être accepté par les autres.
S’ils ne sont pas rejetés, leur statut reste très particulier. D’un côté, on leur reconnaît des qualités, on estime souvent qu’ils ont reçu un don artistique. De l’autre, on somme les hommes de se méfier d’eux. S’ils les fréquentent trop, les chasseurs risqueraient d’être séduits : winkte vient de winktepi qui signifie «sodomie».

LES PAWNEES «BISPIRITUELS»

On retrouvait ces hommes au statut à part chez la plupart des peuples indiens des grandes plaines, comme les Pawnees et les Arikaras, des adversaires des Lakotas. Le plus souvent, ils ont été nommés «berdaches» par les premiers colons. Le terme est resté, mais on parle plutôt aujourd’hui d’«êtres bispirituels», avec cette idée, pour les Amérindiens, qu’être moitié homme, moitié femme, permet une meilleure compréhension de la dimension sacrée du monde. Ils occupaient ainsi souvent la fonction de chaman.
Le chercheur Douglas R. Sparks note que ces travestis ou ces homosexuels, selon les points de vue, étaient bien plus acceptés historiquement que dans nos sociétés occidentales. «Au cours de mon enquête de terrain menée à la fin du XXe siècle, j’ai pu observer que cette disposition ancienne de la tolérance envers les berdaches subsistait chez de nombreux Pawnees attachés aux traditions, écrit-il. Ces derniers signalaient que le fils ou la fille d’un parent ou d’un ami était "ainsi" − afin d’éviter d’employer des désignations péjoratives en anglais et sachant que la plupart des Blancs rejetaient les homosexuels. Ils se comportaient envers les berdaches de la même manière qu’avec un tout autre ami ou parent et ne portaient aucun jugement moral sur leur orientation sexuelle.»
Malheureusement, à partir des années 1870, les fonctionnaires du gouvernement américain ont exercé des pressions sur les tribus des plaines «afin que soient bannis tous les comportements jugés immoraux et licencieux». Plusieurs berdaches furent maltraités et obligés de porter des vêtements masculins. Douglas R. Sparks remarque toutefois que depuis les années 1980, «en écho aux transformations plus générales de la société américaine, de nombreux jeunes hommes arikaras se sont ouvertement déclarés homosexuels».

LE TROISIÈME SEXE SOCIAL INUIT

Pour les Inuit, «le sexe d’un fœtus peut changer au moment de l’accouchement ou juste après ; ce changement résulte selon les Inuit du désir de l’âme-nom qui se réincarne dans le nouveau-né», écrit Bernard Saladin d’Anglure, professeur émérite de l’université de Laval. «Je mettais du temps à naître, en fait j’avais changé de sexe [sipiniq], car Savviuqtalik [son grand-père réincarné en elle, ndlr] n’avait pas voulu revivre une vie dangereuse d’homme», raconte par exemple Iqallijuq, une femme de 66 ans, à l’anthropologue en 1971.
Chez les Inuit, il était de tradition de transmettre à l’enfant le prénom d’un parent mort il y a peu pour perpétuer son esprit. «Lorsqu’on donnait à un nouveau-né mâle le nom personnel d’une ascendante récemment décédée, cela entraînait habituellement le travestissement de l’enfant et une éducation aux tâches de l’autre genre», note ainsi Bernard Saladin d’Anglure. Pour «rétablir» cette situation, les Inuits avaient pensé à tout. L’enfant était «fiancé quelques années plus tard à une nouveau-née portant le nom personnel d’un ascendant mâle».
Dans la même idée, un rééquilibrage forcé pouvait également advenir. Par exemple, «si l’on manquait de fils, on avait la possibilité de donner plusieurs noms masculins à une fille qui seconderait son père à la chasse, analyse le chercheur. Le mari, troisième genre lui aussi, viendrait résider à l’âge du mariage chez les parents de sa femme, au lieu du contraire, plus coutumier». Pour Bernard Saladin d’Anglure, ce travestissement relève donc plus du domaine social et religieux que sexuel.
Quentin GIRARD
Eros et Tabou, sexualité et genre chez les Amérindiens et les Inuit, sous la direction de Gilles Havard et Frédéric Laugrand, Septentrion, 2014

Garçon Pierre (Légende Lakota Brûlé Sicangu) la génèse de L'Inipi

Selon le conteur, la légende de Sioux du garçon en pierre prend beaucoup de différentes formes. La version suivante de la reserve de Cheyenne River a été entendue par Henry Crow Dog autour de1910, Alors qu' il était  enfant écoutant les conteurs autour du Feu camp.   

Durant les jours fastes des Lakotas, une jeune fille et ses cinq frères vivaient ensemble. Les gens dans ces temps devaient chercher de la nourriture; c'était leur préoccupation. Pendant que leur soeur cousait et cuisinait, les frères passaient leurs journées à la chasse.
 
 un jour cette famille a déménaga leurs tipis au fond d'un canyon. C'était un endroit étrange, silencieux, il y avait de l'eau dans un ruisseau et la chasse était bonne. Le canyon était fraîs en été et à l'abri du vent d' hiver. Pourtant, quand les frères allaient à la chasse , la jeune fille les attendait. Attendant et écoutant, elle perçu des bruits. Souvent elle entendait des bruits de pas, mais lorsqu'elle regardais dehors, il n'y avait personne. Puis, un soir, seulement quatre des cinq frères revinrent de la chasse. Ils restèrent éveillés toute la nuit, se demandant ce qui avait bien pu arriver à l'autre frère. Le lendemain, quand les hommes partirent à la chasse, seulement trois revinrent. Encore une fois ils restèrent éveillés en se posant la question de ce qui avait bien pu se passer. Le lendemain soir, deux seulement revinrent à la maison, et la jeune fille et les frères avaient peur. En ces premiers jours, les Indiens n'avaient pas de cérémonies ou des prières sacrées pour les guider, de sorte qu'il était difficile pour la jeune fille et ses deux frères de surveiller toute la nuit ce lieu fantomatique. Là encore, les frères partirent dans la matinée , et seulement un seul revint le soir. La jeune fille  pleura et le pria de rester à la maison. Mais ils n'y avaient plus à manger, et donc le matin son dernier et plus jeune frère, qu'elle chérissait le meilleur de tous , alla à la chasse. Comme les autres, il ne revint pas. Maintenant, personne ne pouvait apporter de la nourriture ou de l'eau à la jeune fille, ou la protéger. Pleurant, la jeune fille  quitta le canyon et grimpa au sommet d'une colline. 
Elle voulait mourir, mais ne savait pas comment. Puis elle vit un caillou rond sur le sol. Pensant que cela pourrait la tuer, elle le ramassa et l'avala. Avec la paix dans son cœur la jeune fille revint au tipi. Elle a bu un peu d'eau et sentit une agitation à l'intérieur d'elle, comme si la pierre lui disait de ne pas s'inquiéter. Elle fut consolée,  elle ne pouvait pas dormir car ses frères lui manquaient. 
Le lendemain, elle n'avait plus rien à manger sauf un peu de pemmican et de baies. Elle voulait les manger et  boire de l'eau du ruisseau, mais elle découvrit qu'elle n'avait pas faim. Elle se sentait comme si elle avait été à une fête, et fit un tour et chanta pour elle-même. Le lendemain, elle était si heureuse d'une façon qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Le quatrième jour, que la jeune fille fût seule, elle ressenti une douleur. " Maintenant, c'est la fin. Maintenant, je vais mourir. Mais au lieu de mourir, elle donna naissance à un petit garçon. 
" Que vais-je faire avec cet enfant ? " elle se demanda t'elle. " que c'est il passé ?  Ce doit être la pierre que j'ai avalé. L'enfant était fort, les yeux brillants. Bien que la jeune fille se sentait faible  pendant ce temps, elle devait continuer de s'occuper de son fils. Elle lui donna le nom Inyan Hokshila,  Garçon Pierre,  elle l'enveloppa dans les vêtements de ses frères. Jour après jour, il grandit, dix fois plus rapidement que les nourrissons ordinaires, et avec un corps parfait. La mère savait que son bébé avait de grands pouvoirs. Un jour, quand il jouait à l'extérieur du tipi, il fit un arc et des flèches, à lui tout seul. Regardant sa flèche en silex, la mère se demanda comment il avait fait. 
" Peut-être qu'il sait qu'il est une pierre et j'ai avalé », pensa- t-elle. 
" Il doit avoir un caractère de rocher ".  Le bébé grandit si vite qu'il fût bientôt capable marcher. Ses cheveux devinrent long, et comme il mûri sa mère eu peur de le perdre comme elle avait perdu ses frères. Elle pleurait souvent, et  il ne demande pas pourquoi pensa t'elle il semble savoir. Très vite, il fût asser grand pour aller à la chasse, et quand elle vit cela, sa mère pleura plus que jamais. Garçon Pierre vint dans le tipi.
 " Mère , ne pleure pas , " dit-il .
" Tu avait cinq oncles," dit-elle." Mais ils sont allés à la chasse. les Un après l'autre, ils ne sont pas revenus." Et elle lui a parlé de sa naissance, comment elle était allée au sommet de la colline et avait avalé une pierre, et comment elle avait senti quelque chose bouger à l'intérieur d'elle." Je sais," dit-il. Je vais rechercher vos frères, mes oncles"." Mais si vous ne revenez pas", sanglota-t'elle, « que vais-je faire? "«Je reviendrai », lui dit-il. je reviendrais avec mes oncles. Restez dans le tipi jusqu'à ce que je soit de retour ». le lendemain matin Iyan Hokshi commença à marcher et à chercher. Il continua jusqu'au crépuscule, il trouva un bon endroit pour dormir. Il erra pendant quatre jours, et le soir du quatrième jour, il sentit la fumée. Iyan Hokshi, le garçon de pierre, suivi l'odeur. Il l'a conduit à un tipi avec de la fumée. 
Ce tipi était laid et délabré. A l'intérieur Iyan Hokshi aperçu une vieille femme qui était très laid. Elle le regarda passer et, l'invita à manger et passer la nuit. Garçon Pierre entra dans le tipi, il se sentait mal à l'aise dans son esprit, et un peu timide. Il a regardé autour et a vu cinq gros paquets, calé au fond, appuyé contre le mur du tipi. La vieille femme faisait cuire de la viande. Quand ce fût terminé, il manga et pensa qu'elle n'avait pas bon goût. Plus tard, elle répara une vielle peaux de Bison pour qu'il puisse dormir, mais il senti le danger et resta bien éveillé. «Je ai un mal de dos, " dit la femme. «Avant d'aller dormir, je voudrais que tu me masse en marchant de haut en bas de mon dos. Je suis vieille et seule, et je n'ai personne pour m'aider avec ma douleur. " Elle se coucha, et Stone Boy a commencé à marcher sur le dos. Comme il le fit, il sentit quelque chose qui dépassait sous sa robe en peau de daim, quelque chose de pointu comme un couteau ou une aiguille ou la pointe d'une lance. "Peut-être qu'elle a utilisé cet outil pointu pour tuer mes oncles, " se dit-il. " Peut-être qu'elle a mis du poison d'un serpent sur son dard. Oui, ça doit être ça. "Iyan Hokshi, après avoir réfléchi, sauta en l'air, aussi haut qu'il le pouvait, et il redescendit sur le dos de cette vieille femme avec fracas. Il a sauté et a sauté jusqu'à ce qu'il soit épuisé et la sorcière était étendu morte avec son dos cassé. Puis Iyan Hokshi se dirigea vers les gros paquets, qui étaient enveloppés dans des peaux d'animaux et attachés ensemble avec des lanières de cuir brut. Il les défit et a trouvé cinq hommes, morts et séché comme la viande sèche, à peine humaine. " ce doit être mes oncles, " pensa-t-il, mais il ne savait pas comment les ramener à la vie. En dehors du tipi était un tas de roches, des pierres rondes et grises. Il constata qu'elles parlaient et qu'il pouvait les comprendre. " Iyan Hokshi, Tu es l'un d'entre nous, tu viens de chez nous, tu viens de Tunka, tu viens de Iyan Écoutes; . . Prêtes attention "Suite à leurs instructions, il construisit une petite cabane en forme de dôme avec des branches de saule recourbées. Il la couvrit avec les peaux de bison de la vieille femme et mit les cinq cadavres de ses oncles, asséchés  a l'intérieur.  À l'air libre, il construit un grand feu. Il a mis les pierres dans le feu, ramassa la vieille femme, et la jeta au feu. Après les rochers rougeouallièrent, stone Boy trouva un bois de cerf et l'utilisa pour transporter les pierre une par une dans la petite hutte qu'il avait faite. il pris le sac à eau de la vieille femme, une vessie de bison décorée de piquants de porc et pic, et rempli avec de l'eau. Il dessina un lacet en cuir brut serré et le pris à l'intérieur. Puis il  plaça les humains séchés autour de lui un cercle .
Iyan Hokshi ferma l'entrée de sa petite hutte avec un rabat de peau de bison, de sorte que l'air ne puisse s'échapper ou entrer. Il Versa de l'eau du sac sur eux, il a remercia les rochers, en disant: " Vous m' avez amené ici." Quatre fois, il a versé l'eau; quatre fois il a ouvert le rabat et la referma. Toujours en parlant aux roches. la petite hutte se rempli de vapeur de sorte qu'il ne pouvait rien voir, mais la brume blanche dans l'obscurité. Quand il versa de l'eau une deuxième fois, il a senti une bague agitant. Quand il versé la troisième fois, il a commencé à chanter. Et quand il a versé la quatrième fois, les morts, les humains asséchés ont également commencé à chanter et à parler." Je crois qu'ils sont revenus à la vie », pensa Iyan Hokshi, le garçon Pierre. " Maintenant, je veux voir mes oncles . "Il ouvrit le rabat pour la dernière fois , en regardant la vapeur sortir et s'élever dans le ciel comme un nuage de plumes. Le feu de joie et le clair de lune brillait à la fois dans la petite loge de sudation, et par leur lumière, il a vu cinq beaux jeunes hommes assis à l'intérieur. Il a dit , " Hou , lekshi , vous devez être mes oncles . " Ils souriaient et riaient, heureux de vivre à nouveau. Iyan Hokshi dit , " C'est ce que ma mère votre soeur voulait. C'est ce qu'elle souhaitait. "Il leur  dit : . . . " La roche m'a sauvé, et maintenant il vous a sauvé Inyan , Tunka -rock- Tunka , Iyan Tunkashila, l'Esprit de Grand-père, nous allons apprendre à adorer Cette petite lodge, ces roches, l'eau, sont sacrés le feu aussi, ce que nous allons utiliser à partir de maintenant que nous avons fait ici pour la première fois : . . pour la purification, pour la vie, pour wichosani, pour la santé Tout cela a été donné pour nous afin que nous puissions vivre nous notre tribu. "

- Henry Crowdog le 26 Février 1968, à Rosebud , Dakota du Sud , et enregistré par Richard Erdoes . 

Mythe de la création selon les Lakotas

  • Au commencement des temps le premier esprit supérieur était Inyan (le rocher) , il avait tous les pouvoirs et vivait dans le noir total.
    Inyan pris une part de lui même et l'étendit autour de lui sous la forme d'un disque au-delà duquel il n'y avait rien. il nomma ce disque maka ( la terre ) qui devint le second esprit supérieur.
    Le pouvoir d'Inyan étais dans son sang, en créant Maka son sang coula hors de ses veines et le rocher se rétrécit, devint dur et son pouvoir le quitta.
    Son sang était de couleur bleu, il devint les eaux de la terre mais le pouvoir ne pouvais pas opérer dans les eaux . Le pouvoir pris la forme d'un grand dôme bleu  dont les bords coïncidaient avec ceux de Maka et au-delà il n'y avait rien. Les substances matérielles Inyan, Maka et les eaux étaient le monde. Pendant ce temps là le dôme bleu au dessus du monde était le grand esprit (Nagi Tanka) mais aussi connu sous le nom de Skan(le mouvement) la source de tous pouvoirs dans le monde.

    Skan était le troisième esprit supérieur et était supérieur a tous les autres Dieux parce qu'il étais l'esprit. Maka, contrie, sermona Inyan de l'avoir créer a partir de lui même au lieu d'avoir fait un être séparé. Elle se plaignait de la noirceur continuelle et du manque de contrôle qu'elle avait sur les eaux et elle s'ennuyait terriblement. Depuis qu'Inyan était devenu un rocher sans pouvoir, il suggéra de faire appel au pouvoir de Skan le détenteur de tous pouvoirs et d'accepter la décision qu'il prendrait.
    Ainsi Skan  fût  proclamé arbitre final de toutes choses. Il décréta que Maka devrait demeurer liée a Inyan mais que dorénavant elle contrôlerais les eaux. Afin qu'elle puisse voir Skan divisa la noirceur en deux moitiées. L'une serais l'ombre  tandis que l'autre part deviendrais la lumière .

    Dans cette clarté Maka vit qu'elle étais laide mais que les eaux étaient belles, alors elle les divisa en mers, lacs et rivières pour les porter comme une parure.
    Maka fatiguée de cette lumière continuelle se plaint aussi du froid . elle appela Skan qui pris une part de lui-même,d'Inyan,de Maka et des eaux pour créer Wi (le soleil) le quatrième esprit supérieur .
    Skan le grand esprit plaça Wi au dessus de lui même afin qu'il brille et réchauffe le monde. Maka commanda a Wi de faire de l'ombre pour en finir avec cette lumière incessante mais Wi refusa revendiquant que l'unique responsable étais Skan. Ayant été crée en premier Maka revendiquait son droit d'ainée et donc que Wi en tant que jeune frère devrait lui obéir .
    Voulant pacifier Maka, Skan ordonna a Wi de faire de l'ombre seulement pour les choses matérielles et décréta que l'ombre serait l'esprit des choses matérielles.
    Pour régler les disputes Skan assigna un rang a chaque esprits. Wi qui était placé au dessus de toutes choses lui fut attribué le premier rang. Skan se donna le second rang bien qu'il fut la source de toutes choses. Il conserva quand même son autorité sur tout. L' ancêtres de toutes choses sur terre Maka reçu le troisième rang et Inyan le quatrième.
    Bien qu'ils étaient quatres esprits supérieurs séparés, Skan leur rappela leur origine commune et leur unité en tant que Wakan tanka le gand mystère. Ainsi personne pas même eux ne pourrais comprendre. 
     Ce premier épisode du mythe de la création Lakota démontre le lien de parenté entre le monde spirituel et le monde matériel et l'importance du rang. L'esprit(skan) est libéré du matériel(le rocher) mais continue de créer le soleil et de tout gouverner. La création des esprits supérieurs issue d'une seule source en parallèle à la séparation historique en divisions tribales Lakota issue d'un groupe unis(Mdewakantonwan). Egalementl'indéfinissable unité des esprits supérieurs en tant que Wakan tanka (grand mystère) en dépit de leur identité parallèle séparé l'unité du peuple Lakota se considère "peuple natif"(Oyate ikce) ou peuple simple qui sont alliés contre les autres tribus. Concernés par le rang parmis les esprits supérieurs au sein du mythe pour les LAKOTAS le rang et le prestige donnent une constante dans la vie sociale Lakota .

Le sang du rocher ou le mythe de la création Lakota (2ème partie)

Le passage suivant suggère l'origine des vertus et des vices dans la tradition Lakota .

Chaque esprit supérieur créèrent des companions qui collectivement devinrent des esprits associés.Wi (le soleil) créa un disque qui lui ressemblait mais beaucoup plus joli que lui et le nomma Wi-Win (femme soleil ou LUNE).Skan (le mouvement) créa un esprit appelé TATE (le vent)et Maka ( la terre) fit un très beau companion appelé Unk ( la passion) a qui elle communiqua sa mauvaise humeur et parce qu'il était jaloux le projeta dans les eaux.

Le companion d'Inyan (le rocher) était unique il se nommait Wakinyan (être ailés ou l'orage) il avait deux ailes multi-jointes qui pouvaient s'étendre sur de vastes distances ou rétractées sur de plus petits endroits, des talons pointus, sans tête mais néanmoins son bec avait des dents aiguisées et il contrôlait les tempêtes,la grêle ,sa voix était le tonnerre et le clignement de son oeil unique était l'éclair.Contrairement aux autres, Wakinyan avait l'esprit de contradiction.Lorsqu'il était content il paraissait en colère . Son humeur habituelle étais la colère et en somme il paraissait quelqu'un de plaisant.
Wakinyan étais terrible a contempler et quiconque l'avait vu était si terrifié qu'il devenait Heyoka ( clown sacré) et pouvait agir de manière chaotique .Wakinyan ayant une double nature apparait aussi comme un géant aimable qui donne "croissance et élévation" a toutes les créatures.Dans cet aspect de géant Wakinyan était Heyoka ( celui qui répare ) celui qui restaurait la rationalité a ceux qui étaient devenus Heyoka ( witko= fou) . 

Caché aux yeux de tous hormis des méchants Wakinyan travaillait avec Tate ( le vent) pour débarrasser le monde des impuretés.Inyan était heureux avec Wakinyan et désirait un enfant de lui.D'un immense oeuf que Wakinyan créa  Inyan le fertilisa et émergea un Mâle adulte un peu difforme du nom de KSA (la sagesse).Ksa inventa le language et tous les sons magnifiques et donna un nom a toutes choses. Il créa les jeux et enseigna aux esprits a y jouer.Pourvoilleur  de bons conseils Ksa était bien accueilli parmis les esprits sauf Unk ( la passion ) qui lui et ses enfants ne pensaient qu'au mal qu'il pourraient lui faire.

Ksa n'était pas un esprit lui-même mais le conseillé des esprits .
Skan n'avait pas seulement créer Tate mais aussi une fille appelée wohpe ( Paix ou médiatrice). Elle était la plus belle de toutes les créatures, servant de médiatrice entre les esprits eux-mêmes mais aussi entre les esprits et les hommes.Skan la proclama déesse de la beauté , de la joie,la compassion et de l'harmonie.Parce que Maka voulait changer de companion qu'elle avait testé , skan décréta que wohpe serait associée a Maka mais ne serait pas sujette a ses désirs. Wohpe était aussi la compagne de Ksa avec qui elle fit de bonnes choses ce qui plut beaucoup a Skan.
Ils étaient tous deux bien accueillis par tous et même acceptés dans le domaine des eaux. A cause de ses mauvaises pensées Unk avait peur de KSA et de Wohpe.
Le précédent passage explique les verrues sociales Lakota ,spécialement la sagesse.La sagesse(ksa) comme personnage dans le mythe est un mâle né d'un autre mâle.Il est le fils du rocher(Inyan)l'être originel et son mâle associé est le tonnerre( Wakinyan).Aucun de ces personnages ne descend d'une femelle.En accord avec les pratiques sociales Lakota , la sagesse est strictement une vertus masculine.De plus le personnage de la sagesse est le conseiller des esprits et n'a pas de réel pouvoirs.
La belle et pleine de compassion Wohpe ( paix ) suggère les vertus féminines Lakota et son association avec la sagesse(ksa)préfigure la base de l'unité sociale même en sachant que les personnages ne sont pas mariés dans le mythe.De plus le mythe Lakota fait une distinction claire entre entre esprits et le mal et chaque personnage est clairement aligné dans l'une ou l'autre position.

le sang du rocher mythe de la création du monde lakota (3ème-partie)

En prenant exemple sur le lien de parenté de toute la création,le passage suivant aide a expliquer les capacités négatives de UNK (la passion)et de ceux qui lui sont rattachés qui représentent le mal du monde.

UNK(la passion) fit appel a Skan(l'esprit) qui lui avait garanti les eaux comme étant son domaine afin d'y appliquer ses règles et son pouvoir et aussi le droit de s'associera aux esprits.Belle,mauvaise et rusée UNK séduisit Inyan(le rocher) afin de faire honte a MAKA ( la terre )et de l'isoler pour lui prendre un fils que Skan avait appelé IYA ( le mal ) pour ses aptitudes aussi .UNK le rebaptisa TOKAPA ( premier né).

Lorsque Iya fut né Wakinyan se fâcha et se déclara L'ennemi de Iya et de UNK.A la complainte de unk,skan interdit a Wakinyan d'entrer dans les eaux mais wakinyan déclara tout son mépris pour les choses dégouttants qui étaient sur terre et dit qu'il  jetterai ces ordures dans les eaux de unk . Le mauvais IYA était un géant qui se fâchait sans raisons et aimait la destruction et souhaitait jalousement faire du mal a KSA ( la sagesse) et a Wophe ( la paix ).

Heureusement wohpe pu le calmer bien que KSA et IYA arguèrent leur rang et position, KSA clama qu'il était cadet de IYA et qu'il lui devait obéissance.Bien que IYA clama un pouvoir plus puissant et son droit de dominer KSA, Skan décréta que le droit de naissance du plus vieux frère et contrôlerai les deux plus jeunes frères et soeurs.
UNK et son fils IYA procurèrent un fils du nom de GNAS ( démon) et pour son infidélité Inyan mis de côté UNK. GNAS grandit pour devenir  séduisant,trompeur et une créature maline qui se plaisait a humilier et ridiculiser les autres.

Le décret de SKAN établis le droit de naissance a l'ainé de contrôler sa fratrie et aide a expliquer pourquoi le manque de vertus féminine s'abattit sur son frère.Le plus important dans cette portion du mythe de la création c'est la mise en lumière de la conception Lakota du comportement sexuel et justifie les pratiques désignées afin de garantir chasteté et fidélité.
Les conséquences de l'inceste de UNK sont les monstres IYA et Gnas . Aussi le Mal est le premier né de la passion, de plus le mythe lie le mal aux domaine des eaux( UNK,IYA et GNas ) et associe la bonté au ciel(SKAN,WAKINYAN et Tate).
Le mal né de IYAN et UNK augmente jalousement son rang avec la sagesse fils de INYAN et de WAKINYAN. Ainsi le mythe démontre l'affiliation du mal avec la passion féminine et encore lie la sagesse au masculin. 

Le sang du rocher mythe de la création du monde Lakota (4ème partie)

Le prochain passage explique les origines du peuple Lakota,la création des reptiles et des animaux et les qualités qui leurs sont associées.


Les esprits créèrent beaucoup de choses incluant le Oyate Pte (le peuple des bisons)qui vivait dans les régions souterraines et était les serviteurs des esprits et  comprenait les ancêtres Lakotas .Originellement ce peuple communiquait directement avec les esprits mais finalement ils perdirent cette aptitude.
Wohpe (la paix) ,Ksa (la sagesse) , Tate (le vent) et Wakinyan (le tonnerre)créèrent des variétés de plantes mais Maka (la terre) désirait des créatures pour manger la nourriture produite par les plantes.Par conséquent Ksa et Wohpe créèrent les insectes qui se multiplièrent rapidement si bien que Maka eu peur qu'ils mangent toutes les plantes.Ksa et Wohpe créèrent différentes espèces de reptiles pour manger les insectes.
Gnas (le démon)  transforma quelques unes des créatures afin qu'elles soient des insectes ou des reptiles venimeux.Maka pensa que les reptiles étaient laids et eu peur d'eux mais Unk (la passion) les trouva plaisants et tous les reptiles du monde devinrent les sujets de Unk.
Skan (L'esprit) pris une mixture d'argile et de substances prises sur des créatures existantes et a chaque Esprit il leur ordonna de créer les animaux (les quatre jambes) qui seraient bénéfiques et feraient plaisir a chacun mais Unk d'un air de défi moula un corps sans membres.Tate souffla la vie dans chaque formes excepté  ceux créé par Unk qu'il méprisait Qu'il habillât d'écailles et les rendit visqueux.
Wi (le soleil) réchauffa ces nouveaux animaux excpté les sujets de Unk qui resteraient a jamais froids.Sans membres et incapables de se mouvoir sur la lande ils fûrent placés dans le domaine de Unk et le reste peupla la terre.Contrairement au peuple des Bisons les animaux bénéficièrent de l'aptitude de communiquer directement avec les esprits.
Skan garanti a Unk le pouvoir de faire de telles créatures et plantes qui vivraient dans les eaux.Unk sollicita les conseils de son espiègle progéniture: Iya (le mal) lui suggéra  d'énormes créatures qui pourraient aller sur terre et détruire toutes choses vivantes.
Unk créa les monstres appelés UNKTEHI et Iya les suivit et mangea tout ce qui était mort derrière eux.Gnas recommanda a sa mère de faire des monstres excessivement petits appelés MNI WATU ,pour vivre dans l'eau.Lorsque les êtres de la terre burent,ils avalèrent les Mni watu qui leur causèrent beaucoup de douleurs et de désordres intestinaux ainsi que des maladies.
Wakinyan jura inimitée a l'encontre de ces monstres et les attaqua ou qu'ils se trouvent et ainsi détruisit tous les Unktehis.Rien ne resta sauf leurs os faits d'une pierre inaltérable.Wakinyan détruisait les Mni wattu lorsqu'il les rencontrait,mais comme il lui était interdit d'aller dans les eaux,la plupart furent sauvés de son courroux et continuèrent a contaminer les créatures de la terre.
Unk créa aussi un animal dont le corps fût mis dans une carapaces d'os,une queue de reptile et des jambes puissantes afin qu'il puisse bouger rapidement sur la terre ou dans l'eau.Il avait une tête d'oiseau et un bec sans dents et pouvait respirer sur la terre ou dans l'eau.C'était un féroce combattant et quand il se cachait dans sa carapace il ne pouvait être blessé.
Unk nomma cet animal KEYA (la tortue) et était sa servante,Gnas trompa IYA en pensant que KEYA était son ennemi et cherchait a le détruire. IYA et KEYA se battirent a maintes reprises mais aucun ne pris l'avantage sur l'autre.Bien que GNAS parla en privé a chacun des combattants en leur disant qu'ils s'imposerait s'il persistait.Wakinyan l'ennemi de IYA,UNK et de toutes ses créatures demanda a KEYA quels étaient ses droits et devoirs. Keya lui répondit que il n'en avait plus car il avait été sacrifié.Ainsi Wakinyan reconnu Keya et comme elle vivait aussi dans les eaux elle pourrait l'aider a détruire les Mni watu .Wakinyan dit a Keya qu'elle ne serait pas considérée comme son ennemi si elle l'aidait a détruire les petits monstres des eaux.Keya d'accord fût récompensé par Wakinyan avec une grande progéniture qui fûrent adoptés par Wakinyan.Depuis ce jour Keya est alliée a Wakinyan dans la bataille contre les Mni wattu.

Ce passage identifie les qualités des animaux associés au mal dans la croyance Lakota.Bien que dessinés par Ksa et Wohpe quelques insectes et reptiles fûrent transformés en espèces venimeuse par Unk et son fils Gnas et tous les reptiles fûrent perçus comme laids et devinrent les serviteurs de Unk.

Vertus Spirituelles Lakota

Indispensable à l'équilibre et au bonheur, il ya 12 Lakota Vertus qui étaient une partie de la vie quotidienne de nos ancêtres amérindiens. Ce sont des leçons qui ont été enseignées par des conteurs qui ont vécu les leçons qu'ils transmettaient. Ils pratiquaient ce qu'ils prêchaient. Ces vertus ont été et sont le fondement de la culture Lakota. L'enseignement est que notre qualité de vie ne se mesure pas par les possessions matérielles, mais par la façon dont le voyage de notre vie coule et danse à travers ces vertus. En Lakota "wicozani» est un mot qui décrit la richesse en vivant une vie bien équilibrée heureuse avec la santé physique et mentale en harmonie avec la création. Nous nous souvenons comment vivaient nos ancêtres, en restant fidèle à nous-mêmes et avec eux en écoutant les histoires tout en tenant compte de ces enseignements spécifiques importants.
  
CE SONT LES 12 VERTUS LAKOTA:
1. Humilité (Unsiiciyapi) - La première et plus importante étape dans la vie et en particulier sur le chemin spirituel est l'humilité qui est le contraire de l'orgueil. En termes de spiritualité, si l'étape de l'humilité est sauté, cela se traduit par la folie des grandeurs. L'humilité est le fondement de toutes les autres vertus. Si vous vous vantez de votre générosité alors cela gâche la générosité. 
2. Persévérance (Wowacintanka) - En dépit des difficultés que nous avons nous persistons dans nos efforts ce qui a pour effet de renforcer la source de pouvoir qui émane de notre intérieur. Pour goûter au succès parfois nous sommes obligés de nous relever et le cadeau c'est de sentir combien la vie vaut la peine d'être vécue en accomplissant ce que nous avions prévu de faire. Beaucoup de nos ancêtres ont été confrontés à des défis qui ne pouvaient être accomplis que par la force spirituelle. Cette persévérance est ce qui les porta même à travers l'au-delà.
3. Respect (Wawoohola) - Un enseignement de base parmi toutes les tribus était celle du respect envers tous les êtres vivants (Animés ou inanimés) qui comprend les plantes, les animaux, les pierres, le vent, les enfants, et toute la création. Dans notre culture actuelle cette importante vertue s'est perdu avec un message général d'excès ainsi d'intolérance pour ceux qui sont impliqués, les anciens, ou ceux qui sont différents de nous. Nos ancêtres Lakota auraient solennellement chassé le bison qui leur aurait fourni vêtements, abris et de la nourriture pour la tribu. Chaque partie aurait été utilisée et son esprit aurait été honoré en plaçant son crâne face à l'est de façon à rencontrer le soleil levant à l'unisson avec le rythme de vie.
4. Honneur (Wayunonihan) - Être honorable veut dire avoir de la force de caractère tout en étant une bonne personne. L'Honneur va de paire avec le respect et beaucoup d'autres vertus. Pour accéder à ces vertus la personne doit être intégre, digne et honorable. L'Humilité nourrit les racines de l'arbre de l'honneur qui porte alors le fruit de l'amour. En agissant avec honneur, la personne choisit la voie de la non-violence et de la compassion plutôt que la voie des actes déshonorants.
5. L'amour (Cantognake) - Plus que la compassion, l'amour est d'avoir la flamme de l'émotion dans son cœur. L'amour reigne sur toutes les choses. L'univers entier existe en raison de l'amour, il est la motivation de toute la création. ce n' est pas l'attachement parce que l'amour peut-être même l'incitation à être détaché. L'Amour représente l'équilibre qui existe dans tout. La chaleur des rayons du soleil est l'amour du soleil envers nous. L'amour ultime c'est la joie spirituelle qui est responsable de la vie. Au plus profond de chacun d'entre nous et toute chose est cette émotion fondamentale connu comme l'Esprit.
6. Sacrifice (Icicupi) - Sacrifice c'est le don de soi. Le fruit de l'amour est le sacrifice. Au début, le Créateur lui-même s'est sacrifié pour faire tout ce qui existet et à travers cette acte d'humilité nous pouvons comprendre la signification de l'offrande de soi. Afin d'accomplir quelque chose, il faut être capable de faire un sacrifice. Que ce soit les petits sacrifices dans votre vie quotidienne ou de grands sacrifices dans votre vie, nous récoltons tous ce que nous semons par cet acte fondamental. Nous sacrifions notre temps et nos efforts chaque jour pour faire avancer les choses, mais sur une plus grande échelle spirituelle nous pouvons donner de nous-mêmes et de redonner au Créateur et à la Création.
7. La vérité (Wowicake) - La Vérité c'est être honnête envers vous-même et le monde qui vous entoure. Il y a la vérité ultime et puis il ya tous nos vérités individuelles. Dans ce monde d'illusion nous devons compter sur notre vérité intérieure afin de savoir quel chemin prendre. En acquérant une compréhension de la vie nous apprenons à voir au-delà des illusions et ce qui est réel pour nous. Nous avons tous nos propres perspectives individuelles, elles se fondent sur notre propre perception au sein d'une plus grande réalité qui nous permet d'être dans la vérité.
8.La compassion (Waunsilapi) - Faire ce qui est juste en prennant soin des autres comme vous aimeriez le faire pour vous-même c'est ce qui rend une personne compatissante. Il ne faut pas se sentir désolé ou sympathiques pour personne afin de vivre cette vertue. En fait, c'est cette force intérieure qui nous permet d'avoir l'amour inconditionnel qui crée la vraie compassion.
9. La bravoure (Woohitike) - Lorsque la compréhension du destin et la chance viennent à maturité dans l'esprit il ya un réveil de la foi dans le cœur. C'est le vrai courage. La bravoure est née de la sagesse de la vie et de la mort ainsi que l'honneur d'une personne. Il n'est pas aveugle ou imprudente et peut venir des profondeurs de notre être en cas de besoin. Cet acte ouvert de vulnérabilité en dépit de circonstances peut nous aider à défier même les pires conflicts.
10.Le courage (Cantewasake) - Après l'apprentissage de la patience et l'endurance intérieure on gagne la force nécessaire pour avoir le courage. La stabilité émotionnelle, être attentif, et avoir la détermination peut aider à avoir cette intégrité persistante. Ce n'est pas une force inflexible. c'est la voix calme et douce d'une grand-mère avec une foi profonde, la confiance et la compréhension.
11. Générosité (Canteyuke) - "Pour avoir du cœur" est la traduction littérale de ce mot Lakota qui est une vertue intemporelle résidant dans le cœur. La vraie générosité a toujours été encouragé et illustré dans la société Lakota et accumuler des possessions matérielles était fortement déconseillée. Comme notre Mère Terre donne tout, nous devrions à notre tour faire la même chose. La vraie générosité incarne l'amour et de la compréhension de l'impermanence.
12. La sagesse (Woksape) - Seulement après avoir appris sur la vie et être capable d'agir sur toutes les autres vertus, la personne peut être considérée comme un sage. D'abord, nous atteignons la connaissance puis nous apprenons à appliquer ces connaissances. La sagesse agit sur ce que vous savez. Notre cadeau de la vie est la sagesse ainsi que le don de la vie. Il est de savoir la différence entre la vérité et l'illusion. Nous pouvons avoir la connaissance sans sagesse, mais nous ne pouvons pas avoir la sagesse sans connaissance. La sagesse est une récompense de la vie pour persévérer à travers toutes les vertus.

vendredi 5 juillet 2013

Stage constuction Tambour et huttes de sudation !!


Construction Tambour

et
 
Hutte à sudation
27 et 28 juillet 2013
animé par
Laurent Brun-Lafferrere
Le cheminement spirituel de Laurent l’a amené à recevoir les enseignements de plusieurs traditions, notamment la Voie Rouge à travers ses rencontres avec Archie Fire Lame Deer et Wallace Black Elk.
Porteur de Canunpa et danseur du soleil, il partage aujourd’hui sa connaissance de la Voie Rouge au travers des chants et de cérémonies telles que la hutte de sudation et la quête de vision.
S’appuyant sur les traditions amérindiennes et une démarche d’analyse personnelle, il propose également un travail d’accompagnement individuel.

Dates : Du SAMEDI 27 juillet à 10 h au DIMANCHE 28 juillet après-midi.
Deux jours pour au choix :
-       construire votre propre tambour et repartir avec
-       ou simplement apprendre en participant à l’atelier de construction.
Séminaire + Tambour simple : 150€
(incluant une hutte à sudation)
Indemnite pour le lieu: 40€

Hebergement: Camping sur place (apporter tente, matelas, sac de couchage...)

Repas: Chaque personne apporte ce qui lui semble bon et nécessaire pour les repas du week-end. Nous mettrons tout en commun sur la table.

Lieu: Chez Marie-José SOUBIRAN - 21 Chemin de Beilligue – Douence – 33125 SAINT-MAGNE. (35 km au Sud de Bordeaux) Tel. 05 56 88 59 74

Prévoir un short ou bermuda pour les hommes, une jupe ou robe longue pour les femmes et tee-shirt à manches et une serviette de bain.

Toute personne souffrant de problèmes cardiaques ou ayant un problème de santé particulier doit le faire savoir à l’animateur.

L’alcool et la drogue sont formellement interdits sur le lieu. Quiconque en introduirait se verrait immédiatement exclu sans pouvoir prétendre à aucun remboursement.

Renseignements et Inscriptions

David et Sílvia
a.renaissance@hotmail.fr

Vous souhaitez construire votre tambour alors réservez au plus vite en précisant bien votre demande car le nombre est limité.
Pour permettre une bonne organisation nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire minimum 15 jours avant en envoyant un chèque d’arrhes de 50 € à l’ordre de l’association TERREMER.